Shebaa Farm, Soon Officially Lebanese

When Israel withdrew its troops from Lebanon back in 2000, Hezbollah held on to its arms under one pretext: Liberating a small piece of land called the Shebaa Farms.


(photo : Jpost)

This is why the upcoming annoucement by the United Nations that the Shebaa Farm is Lebanese territory will be very significant:

A UN cartographer has determined for the first time that the Israeli-held Shebaa Farms — long the centre of a territorial dispute — belong to Lebanon, a senior Israeli official told AFP on Wednesday.

The United Nations has asked Israel to hand control of the flashpoint territory to the world body, the official said on condition of anonymity,

But there remains a fly in the ointment: Israel has so far rejected that finding, as that would mean it should hand over the land back to Lebanon.

France24 , Jerusalem Post..

0 Responses to Shebaa Farm, Soon Officially Lebanese

  1. The UN itself is denying the report. I guess we’ll have to wait a few days for the dust to settle down and see what the UN is really reporting.
    If the UN would indeed come to the conclusion that Shebaa is Lebanese territory (contrary to its finding in 2000) then of course Israel should hand it over to Lebanon, in line with the 2000 withdrawal. It would be interesting to see if Hezbollah would then draw the logical conclusion and disarm itself.

    In the scenario above I can by the way imagine that Israel demands the release of the two captured soldiers before withdrawing from Shebaa Farms.

  2. It will become the most foul piece of appeasement (to hezballah) since chamberlain

    Israel lost alot of people simply defensing herself against an organisation that would otherwise hunt Israel to extinction

    she also set lebenon free of hizballahs iron grasp under thre guise of “resistance”

    and the way nuclear war is going to happen in the region is that the arabs simply wont leave israel alone…welcome her home…say join us

    i really think in my heart that god will be very angry at the peoples of the earth for making her suffer

  3. No matter what, let’s not (once more) count our chicks until they’ve hatched! Remember the famous interminable “noose tightenings” and numerous “final assaults”?
    And again, let’s not forget that Abu-Ali’s Dearborn Djoowiish neighbor has impinged on his backyard. So until Hassan Nayallah liberates Abu-Ali’s backyard from the rapacious Djoowiish usurper, NO ONE WILL DARE TOUCH THE WEAPONS OF THE “RESISTANCE”!!!! Chou fhemna?
    Pfft! Sarcasm aside, I’m sick and tired of this charade and of the spineless M14

  4. From L’Orient le jour 07/12/07

    Ni Jules ni Jim
    L’article de Ziyad MAKHOUL

    Dans les ménages à trois, ceux où chacun des partenaires choisit les deux autres parce que c’est lui et parce que c’est eux, il y a toujours cet inévitable, ce récurrent et régulier deux contre un. En règle générale, comme dans chaque troïka (les Libanais se souviennent tous encore, par exemple, de la configuration Hraoui-Berry-Hariri), ce ne sont jamais les mêmes deux contre le même un. Il y a constamment trois possibilités. Sauf, bien sûr, et c’est un cas très rare, lorsque les monstrueux hasards de la géographie et les soubresauts d’une histoire débridée, en panne d’hommes d’État capables de l’écrire comme il le faut, imposent le scénario du pire, celui du les mêmes deux toujours contre le même un.
    À moins de transplanter ailleurs ses 10 452 km2 ou d’inscrire l’absolue autarcie et la guerre perpétuelle en préambule de sa Constitution, le Liban est – et restera – ce double cocu pathétique, en proie pour la vie aux appétits gargantuesques et aux fureurs de la Syrie et d’Israël. Le Liban est – et restera – aussi cette victime expiatoire et, pour certains aveugles locaux bénis aux eaux moisies du Barada, consentante, pleinement masochiste, de la collusion, plus encore : de la très intelligente et très sadienne connivence, entre Israël et la Syrie. C’est beaucoup, beaucoup trop pour un seul aspirant État, déjà cible naturelle, à l’intérieur, des coups de boutoirs de quelque surpuissant (et arrogant) mini-État, et récipiendaire sacrificiel des fantasmes de quelque wannabe Louis XIV-illon, à l’écusson aussi irrévocable que l’État c’est moi. C’est d’autant plus rageant quand on sait que la majorité des Syriens et des Israéliens n’aspire, contrairement à ses gouvernants, qu’à un threesome apaisé, serein, respectueux avec les Libanais. In fine, dans ce ménage à trois de toutes les perversions, le butin ultime, sans doute le seul, n’est autre que ce concept, que les deux compères du nord et du sud veulent, au choix, dynamiter, ramollir, désincarner : l’État libanais.
    Quelques heures avant la sinistre commémoration de la non moins sinistre guerre de juillet 06, de ce sinistre cadeau offert, consciemment ou pas, sur un plateau d’or et de lumières, à un Israël au-delà de la barbarie par le Hezbollah : le kidnapping de deux de ses soldats, une affaire (d’État) a réémergé, comme ça, mine de rien, une affaire fondamentale (pour l’État libanais), une affaire qui cristallise à elle seule la totalité d’une tragédie (celle, d’abord, de l’État libanais), une affaire au cœur des remugles dégoûtants de ce ménage à trois que subit le Liban : les fermes de Chebaa. L’équation est étrangement simple : si l’État hébreu libère ces hameaux, au profit du Liban ou d’une (plus réaliste et très bénéfique) souveraineté onusienne provisoire, cela dénouera tout un écheveau, mettra un sérieux et quasi indiscutable bémol au stakhanovisme du Hezbollah en matière de résistance militaire, tuera dans l’œuf, de facto, les (derniers) espoirs les plus sales d’une Syrie horrifiée par un éventuel tracé des frontières avec son voisin de l’ouest, et redonnera au Liban cette arme que, parfois, il maîtrise à merveille (se souvenir, entre autres fameux exemples, de la récente 1701…) : la diplomatie, idéale pour qui, au sein du ménage à trois, n’a ni Mig, ni F-16, ni assurance de non-agression comme entre les deux autres…
    Quelques heures avant la sinistre commémoration de la guerre de juillet 06, se dessine en trois épisodes un désolant micmac, une espèce de cafouillis dont le Liban se serait bien passé : Haaretz qui annonce, avant d’être démenti par tous, que le Palais de Verre a demandé aux Israéliens de transférer le contrôle des fermes à l’ONU ; un responsable israélien soucieux d’anonymat qui annonce que les Nations unies ont prié l’État hébreu d’évacuer les fermes au profit du Liban, en précisant tout fielleux qu’Israël ne les cédera qu’en cas d’accord de paix avec le Liban ( !), et enfin Ban Ki-moon himself qui prévient que le rapport onusien ne détermine en rien la souveraineté de ces métairies et que le cartographe (quel fascinant métier) continue son travail…
    Le gâchis est à la hauteur des espoirs que jetaient dans cette affaire, à corps éperdus, les Libanais. Coincées entre un État hébreu qui joue le plus sordide des obstructionnismes, l’apprenti sorcier le plus crétin et un régime syrien tétanisé par l’idée d’une évacuation israélienne, ces fermes de Chebaa ont acquis une dimension carrément vitale pour le Liban et pas grand monde, pour ne dire personne, au sein des Grands de cette planète, ne s’en rend compte et ne serait-ce que l’idée, même embryonnaire, de pressions sur Israël afin qu’il évacue le terrain, semble aussi incongrue, aussi chimérique que d’aller habiter sur Neptune. Les pressions s’exercent ? Soit, mais cela n’est définitivement pas très glorieux pour celles et ceux censés avoir un minimum de poids…
    Les marques verbales, parfois concrètes, de soutien du Liban de la part de la communauté internationale sont et seront constamment bienvenues, nécessaires, évidemment indispensables. Reste que l’essentiel, la mesure alpha, le geste qui sauve serait d’extraire le Liban de ce ménage à trois auquel il renoncerait avec le plus grand plaisir et dans lequel, finalement, en y réfléchissant même pas à deux fois, il finit de se diluer. Le chat en français se dit chat ; ces deux autres ont effectivement tout en commun : Israël et la Syrie sont, pareillement, deux ennemis du Liban. Et, ensemble, les voilà qui ricanent déjà, deux jours avant un Desperate Housewives remixé sous les dorures du château de La Celle-Saint-Cloud : deux contre un, en un parfait et isocèle triangle.

    Ziyad MAKHOUL